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DAKAR         COURT

L'ACTUALITÉ DU FESTIVAL

Nuit du court métrage à la Maison de la Culture Douta Seck

Table ronde modérée par Olivier Barlet, consacrée à l'exploitation du cinéma en Afrique francophone dans le cadre des rencontres uniFrancedu cinéma francophone en Afrique en présence de Serge Toubiana - Président de UniFrance, Hugues Diaz - Directeur de la cinématographie, Anne Tallineau - Directrice générale de l'Institut Français, Frédéric Godefroid - directeur des opérations Afrique chez Pathé Gaumont, Séraphine Angola - directrice de la programmation CanalOlympia, Pierre-Francois Bernet - Fondateur Ciné-Atlas, Berni Goldblat - promoteur du Ciné Guimbi et Sylvain Agbré - Directeur d'exploitation Majestic Cinémas

Rencontre professionnelle "Financement du cinéma en Afrique" en présence de Cécile Girardin - Canal+, Magalie Armand - CNC, Alex Moussa Sawadogo - Fonds pour la jeune création francophone / Ouaga films lab et Abdoul Aziz Cissé - FOPICA

2e édition du Festival Dakar court métrage : Cinemarekk rend hommage aux anciens

C’est par deux courts métrages de Ababacar Samb Makharam et du Nigérien Oumarou Ganda que la deuxième édition du Festival Dakar court métrage, qui se tient du 9 au 14 décembre, a été lancée. Ce choix rend hommage à ces deux anciens qui ont signé, respectivement, Et la neige n’est plus, nominé meilleur film de la catégorie au Festival mondial des arts nègres de 1966, et Cabascabo, (1969). «Nous avons pu voir deux films intéressants qui traitent des questions d’actualité», s’est réjoui le directeur de Cabinet du ministre de la Culture et de la communication. Demba Faye souligne que le cinéma revêt une importance particulière pour le Sénégal. Les prix obtenus par Mati Diop avec Atlantique en attestent. Cette motivation expliquerait d’ailleurs le fait que le Sénégal «compte beaucoup investir» sur le cinéma. En marge du séminaire intergouvernemental franco-sénégalais, le ministre de la Culture et de la communication a en ce sens signé une convention avec l’Agence française de développement (Afd) pour l’étude de faisabilité de la Cité du cinéma, explique le directeur de Cabinet.
Le directeur de la Ciné­matographie assimile le genre court métrage à une «porte d’entrée» dans le cinéma. «La création cinématographique est impulsée par le genre du court métrage. 38 films produits en quatre ans, c’est un pas important avec un montant assez substantiel», estime Hughes Diaz. Il ajoute : «Le rayonnement du cinéma sénégalais, ce n’est pas qu’à travers les longs métrages. Angèle Diabang, Khadidiatou Sow, Moly Kane l’ont montré lors des grands festivals, le Fespaco et la Berlinale. Donc l’Etat doit aider à impulser cette dynamique portée par les jeunes qui permet un renouvellement de la création cinématographique et audiovisuelle dans notre pays», ajoute-t-il. M. Diaz classe par ailleurs au rang de priorité le projet de la Cité du cinéma qui, selon lui, va mettre en place un Institut supérieur des métiers du cinéma. En plus de l’Ecole nationale des arts (Ena) qui apporte son concours à la formation des créateurs. «Nous allons nous hâter avec les partenaires à la mise en place des structures de formation des métiers de cinéma», dit-il.
Moly Kane, président du Festival Dakar court métrage, décline la feuille de route. «Nous allons débuter par six films en compétition. Il y aura aussi des activités, des tables rondes et rencontres professionnelles sur le format court métrage. Les jeunes de talent court vont prendre part aux formatons prévues. Entre autres innovations, il y a la présence de dix réalisateurs en compétition ; seul un brille par son absence. En plus du Grand prix du grand jury Djibril Diop Mambety et du Grand prix national Annette Mbaye D’Erne­ville, il est prévu les Prix des meilleurs interprètes masculine et féminine et le Prix Sudu pour la distribution.» A noter que c’est par un show de Baba Mal que le festival sera clôturé ce samedi.

 

Après une première édition couronnée de succès, Dakar court, organisé par Ciné­ma­rekk, monte en puissance. La deuxième édition du premier festival africain intégralement consacré au court métrage de fiction est prévu du 9 au 14 décembre. Elle augure d’une bonne réussite : 11 films en compétition, 5 prix à décerner, 1 programme scolaire, plusieurs programmes de court métrage, 3 master-class et une nuit du court métrage.

C’est parti pour une seconde édition de Dakar court, le premier festival africain intégralement consacré au court métrage de fiction. Cet évènement, conçu pour rassembler des acteurs de la scène cinématographique du Sénégal et de la sous-région, se tiendra du 9 au 14 décembre. Cette année, 11 films provenant du Sénégal, du reste de l’Afrique (Somalie, Mali, Cameroun, Algérie…) et de la diaspora, sont en compétition. La sélection a été rude, explique le président de Dakar court. «Ce n’était pas facile parce qu’on a reçu 200 films. Il y a une équipe qui les a tous visionnés et elle en a sorti une trentaine. Puis, un deuxième groupe a visionné ces 30 pour en sélectionner 11 films en compétition», a expliqué le réalisateur sénégalais Moly Kane ce mercredi, en marge d’une conférence de presse. Un jury de cinq professionnels, présidé par la réalisatrice Euzhan Palcy, est mis en place. Mme Palcy sera assistée par la styliste Selly Rabi Kane, le réalisateur Bernie Goldblat, le critique de cinéma Olivier Barlet, et l’enseignant-chercheur Gora Seck. Il décernera cinq récompenses. Il s’agit du Grand prix du jury Djibril Diop Mambety, du Prix national Annette Mbaye d’Erneville, ceux des meilleurs interprètes (féminin et masculin), et celui de la distribution Sudu connexion. Ainsi, le Prix national Annette Mbaye d’Erneville, qui était un prix tout court, est devenu un grand. «Il est sponsorisé par Canal+ pour valoriser cette grande dame qui a beaucoup apporté au cinéma sénégalais et à la culture africaine», informe Moly Kane.
Avec son programme riche et diversifié, Dakar court sera itinérant à Dakar. La cérémonie d’ouverture se tiendra au Canal Olympia. La Nuit du court métrage va se dérouler à la maison de la culture Douta Seck. L’Instruit français de Dakar où se passe la plupart des manifestations accueillera également la cérémonie de clôture. Et pour le faire en beauté, le chanteur Baba Maal, qui a ces derniers temps participé à des films en tant qu’auteur ou compositeur, tiendra un grand concert après la remise des prix et la projection du film Talent Dakar court et du film primé.

Formation des jeunes dans les métiers du cinéma
Le Festival Dakar court est organisé par l’Association Cinémarekk, en partenariat avec l’Institut français de Dakar, et s’inscrit dans le cadre de la valorisation des métiers du cinéma. Il vise, selon les organisateurs, «à accompagner toute personne du milieu du cinéma en particulier les jeunes, dans leur professionnalisation». Cette dimension d’encadrement de la jeunesse se manifeste dans la programmation, avec les formations qui se déroulent en amont du festival. 30 jeunes vont pouvoir participer à des rencontres professionnelles. Des projections de films dédiés aux scolaires sont aussi prévues. Parlant de l’engouement que les jeunes ont par rapport aux films, Pascal Moulard, directeur de l’Institut français de Dakar, estime que c’est d’abord un festival qui est porté par les jeunes. «Quand on regarde la moyenne d’âge de Cinémarekk, elle est bien au-dessous de 30 ans. Du coup, le coup d’œil qu’ils ont sur la programmation doit parler à la jeunesse sénégalaise», a dit M. Moulard. Avant d’inviter toute la jeunesse du pays à venir prendre part à cet évènement : «L’institut est ouvert, l’entrée est libre. Il faut venir profiter des projections, écouter les tables rondes qui vont parler de l’avenir du cinéma au Sénégal.»
Par ailleurs, dans le cadre de la valorisation des métiers du cinéma en Afrique, les professionnels du cinéma sénégalais vont pouvoir échanger avec leurs pairs africains et d’ailleurs. Il faut noter que de nombreux décideurs prendront part à ces rencontres. Il s’agit des financeurs, des réalisateurs et des producteurs.

Source: Le quotidien